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Oui, il faut aller voir Mad Max Fury Road

| Le 19 Mai 2015

Près de 30 ans après le premier Mad Max, le blockbuster revient en force. Réinventé par son créateur, il faut croire que l’imagination et le talent de ce dernier n’ont pas pris une ride. Et tant mieux !

 

Cela fait maintenant plus d’une semaine que le quatrième volet de Mad Max est en salle. Présenté hors compétition au festival de Cannes, le budget – gargantuesque – de 150 millions de dollars semble avoir été utilisé de la meilleure des manières tant le résultat est à la hauteur. Que les amateurs de la rutilante saga menée par Mel Gibson et des courses poursuites furieuses se rassurent. C’est du lourd.

Le pitch ? Poursuivi malgré lui par une bande de livides bonhommes assoiffés de reconnaissance de leur glorieux Immortan Joe, despote terrorisant incarné par Hugh Keays-Byrne (le méchant du premier épisode), Max (Tom Hardy, c’est le moins que l’on puisse dire) est embarqué de force à bord d’un monstrueux engin par l’impératrice Furiosa (la belle Charlize Theron) qui tente de sauver la peau à de jeunes beautés procréatrices.

 

 

L’histoire pourrait se résumer à un simple aller-retour en bagnole. Oui mais voilà, on en prend plein les mirettes : cascades en prises de vues réelles, décor de western Burtonien, personnages psychotiques hauts en couleurs, et un nouveau « Max », cowboy à bécane qui impose un charisme à faire trembler le plus grand des rockeurs. Sous les roues rutilantes des machines biberonnées au pétrole, les acrobaties s’enchainent et donnent une dimension spectaculaire à un film considéré déjà comme un chef d’œuvre en son genre par les critiques.

 

Capture d’écran 2015-05-19 à 22.03.37

 

Le réalisateur australien apporte à son quatrième bébé une imagination hallucinante et hallucinée, une modernité post-apocalyptique époustouflante. En deux heures, le spectateur n’a pas le temps de souffler. Mais derrière une forme un brin bourrue et extravagante se cache aussi une véritable réflexion : les états de rédemption, d’espoir et d’abandon du rêve sont abordés sous un voile métaphorique et esthétique et donnent à réfléchir.

Et si tu n’as pas encore mis les pieds dans l’une des nombreuses salles de cinéma qui projettent ce film, oublie un temps les critiques dithyrambiques des médias à son égard (y compris celle-ci) ou les éloges appuyées de ton collègue de bureau qui a vu « un film de ouf » et des « cascades de malades », pour laisser ton cerveau vierge de tout apriori et te laisser transporter le cœur, au volant d’un road movie qui fonce à toute allure et qui va te coller des mouches entre les dents, à coup sûr.

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